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La forêt

La forêt

La France est par nature un pays forestier :

  • 3e rang après la Suède et la Finlande en termes de surface forestière,
  • 1re forêt de feuillus en Europe,
  • 1re place  en matière de volume de bois sur pied.

La forêt française est en croissance en surface et en production annuelle. Cependant, ce potentiel n’est ni mobilisé ni valorisé à sa juste valeur pour répondre à la demande industrielle. Aussi la filière forêt-bois, accompagnée et soutenue par la FNB, doit mettre en œuvre une politique forestière moderne tenant compte du décalage inévitable entre l’acte de production et les débouchés économiques.

Un véritable potentiel forestier français

16 millions d’hectares de forêt couvrent la France et représentent 30 % de l’Hexagone. La forêt française est composée aux 2/3 de feuillus biens répartis sur le territoire, mais aussi de 3,2 Mha de résineux et  1,8 Mha de zones mixtes. La France reste le pays du chêne par excellence avec 5,5 Mha soit 41 % de la surface forestière. Même si la dominante « feuillus » est avérée, ce ne sont pas moins de 140 essences qui ont été recensées sur notre territoire. Les conditions climatiques, géologiques et topographiques de notre pays sont à l’origine de cette biodiversité. A l’inverse des forêts des Pays Scandinaves généralement mono-essence, la France se distingue ainsi par sa large gamme de résineux (pin maritime, pin sylvestre, épicéa, sapin, douglas) et ses ressources variées en bois d’œuvre.

Un patrimoine ligneux en expansion

Cette forêt, qui s’est accrue de 65 % depuis la deuxième moitié du XIXe siècle, continue de s’enrichir de 40 000 hectares par an par reboisement organisé ou colonisation naturelle de terrains agricoles. 2,5 arbres sont plantés par seconde ! Quant à la surface dite de production, elle s’élève à 15,235 Mha (dont 193 000 ha de peupleraies). La France est ainsi le 1er producteur européen de grumes de feuillus.

À qui appartiennent ces forêts ?

On répertorie 3,5 millions de propriétaires forestiers rien que cela ! Les ¾ des forêts soit 12 millions d’hectares appartiennent à des propriétaires privés, 16 % aux communes (ce sont les forêts publiques) et 10 % à l’État  (les forêts domaniales). Les deux derniers acteurs passent par l’Office national des forêts (ONF) pour assurer la mise en valeur économique et environnementale de ce patrimoine ligneux.

De la propriété à la production

La sylviculture permet de gérer la forêt (plantations, amélioration des espèces, entretien, protection des sols…). L’exploitation forestière consiste, elle, à rationaliser la récolte des arbres. Elle assure l’interface entre propriétaires forestiers (ONF, communes, forestiers privés), industries de transformation (scieurs, fabricants de panneaux, papetiers), chaufferies et particuliers. Leur spécificité : l’implication financière dans la commercialisation des produits forestiers qu’elles collectent. Elles peuvent aussi jouer le rôle de conseil auprès des propriétaires (choix et organisation des plantations). La moitié des exploitations forestières se localise dans six régions: Aquitaine, Lorraine, Bourgogne, Champagne-Ardenne, Midi-Pyrénées, Franche-Comté.

Répondre à la demande industrielle

Aujourd’hui, l’industrie a besoin de sciages aux caractéristiques mécaniques élevées intrinsèques aux résineux : longueurs de 4 à 6 m (bois droits), petite section (10-20 cm), nodosité maîtrisée (nœuds de 1 à 3 cm), cernes d’accroissement de 4 à 5 mm (donc une poussée lente, garantie de dureté). Le douglas introduit par l’action du Fonds forestier national a trouvé toute sa place en France et ses débouchés (800 000 m3). Tout comme Colbert au XVIIème siècle qui avait planté des chênes dans la forêt de Tronçais (Allier) pour la fabrication de bateaux, la politique forestière actuelle devrait s’adapter aux besoins de la société. C’est en tout cas, l’axe défendu par la FNB.