Le matériau bois

Le matériau bois

Pour la FNB, parler « du » bois est réducteur : il y a autant de bois qu’il y a d’essences puisque cette dernière impacte toutes les caractéristiques de la matière ligneuse.

Les qualités du bois : illimitées

Longévité

Bien que biodégradable, le bois peut se conserver des centaines d’années. Le temple Todaiji au Japon en atteste :  cet ouvrage, le plus grand en bois au monde, date de 752 ! Cette durabilité, encadrée par la norme européenne EN 350.2, correspond à la résistance aux champignons et aux insectes. Elle dépend du maintien en atmosphère sèche, d’une densité élevée, d’une composition chimique particulière, de la période de coupe, ou encore de l'essence. Il existe deux types de durabilité : celle naturelle intrinseque au bois et celle conférée par des traitements préalables de préservation (injections, pulvérisations, gazages, thermiques). Parmi les espèces les plus résistantes naturellement on trouve :  le cèdre, le robinier faux-acacia, le mélèze, le chêne, le châtaignier...

Résistant à toute épreuvre

Les cellules du bois sont toutes orientées dans le sens longitudinal, tel un ensemble de petits cylindres soudés entre eux. Ainsi, le bois est très résistant à la compression axiale exercée dans le sens du fil et possède aussi une très bonne capacité en traction au fil (du coup pas en traction perpenduculaire). La présence de nœuds, en revanche, réduit cette résistance. Puisqu’il résiste bien à la compression et à la tension axiale, le bois est également efficace en flexion. Le cisaillement longitudinal est un autre aspect à considérer au moment des calculs de résistance d’un élément en bois. Enfin, le bois est un matériau léger qui lui confère un caractère anti-sismique avantageux.

Efficacité thermique

La structure cellulaire du bois piège l'air sous forme de petits volumes. Du coup, c’est un mauvais conducteur de la chaleur. Son isolation thermique est supérieure 15 fois à celle du béton, 400 fois à celle de l'acier et 1 770 fois à celle l’aluminium. Cette inertie thermique permet dans une construction en bois des économies d’investissement et de fonctionnement (en consommation d’énergie) jusqu’à 20 à 30 %.

Ignifuge : oui !

Le bois brûle mais ne rompt pas….enfin presque ! En effet, une structure en bois garde sa capacité de portance plus longtemps que son homologue en acier ou en béton. Il se consume lentement, sans dégager de fumées toxiques, tout en conservant ses propriétés. Il ne se dilate pas à l’inverse de l’acier provoquant des éclatements aux interfaces avec le béton. En cas d’incendie, le bois transmet la chaleur 10 fois moins vite que le béton et 250 fois moins vite que l’acier. Cet inconvénient se transforme d’ailleurs en avantage quand il s'agit de se chauffer !

Isolant acoustique : aussi

Faible densité et à structure alvéolaire constituée de cavités microscopiques organisées en réseau confèrent au bois une aptitude à amortir voire confiner les ondes sonores. Ces performances varient selon les essences.

Créateur de bien être

Chaleureux au regard et au toucher, sain, simple d’entretien et économique : le bois assure un autre confort de vie. Son caractère hygroscopique permet de réguler l’humidité de l’air dans une habitation et de la maintenir à un niveau stable adéquat à l’homme (entre 45 et 65 %). Comparativement au plastique et à l’acier, le bois n’est pas sujet à la propagation de bactéries (très adapté pour des surfaces en contacts avec les aliments). Il diminue aussi les risques d’allergies et d’infections respiratoires.  Les différentes essences font du bois un élément de décoration vivant. Protégé par une couche de vernis ou une lasure, le bois s’entretien facilement.

Le bois : Le matériau durable

Dépollueur

Le bois piège le dioxyde de carbone, ce gaz à effet de serre responsable du changement climatique. Grâce à la photosynthèse, le bois absorbe une grande quantité de CO2 et rejette de l’oxygène. Les jeunes arbres sont d’ailleurs très gourmands en gaz carbonique. Ainsi, 1 m3 de bois stocke en moyenne 1 tonne de CO2. Séquestration du carbone mais aussi purification de l’eau, régulation du régime hydrique, biodiversité, limitation de l’érosion sont autant de services dits « éco-systémiques » remplis par la forêt.

Renouvelable

Le bois, qui entre dans un grand nombre de composants des bâtiments, est un matériau renouvelable par excellence. Pour pousser, un arbre a besoin de terre, d’eau et de soleil. Quand il est abattu, il est remplacé dans le cadre d’une forêt bien gérée. Il ne faudra alors que quelques dizaines d’années, voire un siècle selon les espèces, pour que ce plant arrive à maturité. La sylviculture est censée assurer la régénération du milieu naturel avec un minimum d’interactions.  A l’inverse, un litre de pétrole brut utilisé mettra plusieurs millions d'années à se reconstituer.

Peu énergivore

Par ailleurs, le bois se distingue par sa faible énergie grise. La consommation d'énergie en kWh/tonne pour l'élaboration du bois, tout au long de son cycle de vie – de la matière brute au recyclage final – est 50 fois inférieure à celle de l'aluminium. L’indice du bois est de 700 kWh/tonne  contre 11 600 pour l’acier profilé. Donc, le bois est peu énergivore face à d’autres matériaux qui nécessitent pour leur fabrication, de grandes quantités d’énergie et de matières premières dont les réserves ne sont pas inépuisables.